Comme une promesse de ne jamais laisser la flamme de l’espoir s’éteindre…

Hello !

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J’ai longuement hésité avant d’écrire cet article, mais je me suis dit qu’un jour, il pourrait peut-être aider quelqu’un, et que pour cette simple raison, je me devais de le faire. Sans doute parce qu’à une époque, ça m’aurait aidé de lire un témoignage porteur d’espoir.

Il y a quelques années de ça, suite à un événement traumatique, je me suis retrouvée avec pas mal de troubles psychotraumatiques: anxiété sociale, agoraphobie, dépression, etc Je peux vous dire que j’en ai versé des larmes, et que je me suis sentie étranglée par l’angoisse de nombreuses fois. Pourtant, je m’en suis sortie.

Ce fut long, mais aujourd’hui, je prends conscience du chemin parcouru. Des années plus tard, je ne suis pas redevenue celle que j’étais avant. C’est impossible. En revanche, je peux à nouveau sortir toute seule, je n’ai plus de mal à parler avec des inconnu(e)s, j’ai passé mon permis de conduire, je n’évite plus les situations qui me faisaient peur, j’ai des projets pour l’avenir, je mène une vie « normale ».

C’est pourtant une chose que je pensais impossible il y a encore deux ans ! Une belle victoire en soi.

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Auparavant, j’aurai été incapable ne serait-ce que d’aller acheter du pain toute seule (la moindre situation sociale représentait une épreuve insurmontable) ! Cela semble ridicule pour le commun des mortels, et pourtant, j’avais été détruite à ce point-là, et je rageais de me sentir prisonnière de moi-même.

Je ne voyais aucune issue à mes soucis. Je me dis souvent que si je n’avais pas rencontré ce médecin qui a vraiment pris mon mal-être au sérieux, j’en serais probablement encore au même point. C’est important de trouver une oreille attentive. De se sentir écoutée, et comprise. Accompagnée.

Bien sûr, j’ai aussi du prendre sur moi. On n’a rien sans efforts, mais il ne faut pas oublier une chose: il y a toujours un moyen de s’en sortir. Il ne faut rien lâcher. Tant pis si au début tout ne se passe pas comme on le voudrait, petit à petit on reprend confiance en soi, et on se met à gérer le quotidien avec une aisance qu’on a plaisir à (re)trouver.

Voyez-vous comme un roseau, qui plie mais ne rompt pas, et surtout: croyez-en vous ❤

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18 réflexions sur “Comme une promesse de ne jamais laisser la flamme de l’espoir s’éteindre…

    • Linaa dit :

      Merci à toi <3 Oui, même si sur le moment on a du mal à croire que la situation peut évoluer/s'améliorer, il ne faut jamais perdre espoir ! Bonne journée, bizZz

  1. Marie Kléber dit :

    Bravo pour ce chemin parcouru – je comprends parfaitement la peur toute simple d’aller acheter du pain. Tu as raison il y a toujours un moyen d’aller mieux, il faut y mettre du sien et se faire confiance. Tu peux être fière de toi. Belle continuation!

  2. dameencre dit :

    Très bel article, qui résonne beaucoup en moi ! J’ai/j’avais les mêmes difficultés que toi, je travaille beaucoup là dessus mais moi aussi je le vois le chemin parcouru :) Courage à toi et merci pour cet article inspirant !

    • Linaa dit :

      Merci, et je suis heureuse qu’il puisse trouver écho en toi. Je trouve ça chouette de pouvoir constater le chemin parcouru, on se dit parfois qu’on revient de loin… C’est un long combat, mais il en vaut tellement la peine ;) Merci beaucoup, et je te souhaite plein de belles choses <3

  3. switthing dit :

    Bravo pour le chemin accompli, le courage dont tu as fait preuve et le message d’espoir que tu nous donnes

  4. Anna dit :

    Actuellement en train d’avoir cette « anxiété sociale », mon agoraphobie a tout simplement envahi mon corps. J’appréhende de sortir et j’appréhende la rentrée qui signifie mon retour parmi les hommes. Comment as-tu réussi à t’en sortir concrètement?

    • Linaa dit :

      Hello,

      Désolée pour cette réponse un peu tardive, je viens seulement de lire ton message.
      Le premier pas, celui qui fut décisif, ce fut d’en
      parler à quelqu’un (de compétent). C’est très important de le faire. Il ne faut pas avoir honte, on est nombreux à souffrir un jour où l’autre d’anxiété sociale.

      Pour ma part, j’ai eu la chance de tomber sur une docteresse (médecin généraliste donc) très compréhensive, à l’écoute. Elle a cerné ce qui n’allait pas, a pris les choses au sérieux et j’ai commencé un traitement. Je sais que l’idée de prendre des cachets peut rebuter, mais pour ma part, cela m’a aidé et je n’ai pas développé d’accoutumances.

      Je dis souvent qu’au départ, le traitement qu’on nous donne sert de béquille. Puis vient le jour où tu n’en a plus besoin… C’est comme donner la main à un enfant qui apprend à marcher… Une fois qu’il se sent sûre, il peut continuer son chemin en toute autonomie ;)

      Pour te donner un exemple concret, je me souviens que j’en étais à un mois de traitement quand j’ai commencé à aller au cours de code à l’auto-école. Au départ, je ne pouvais pas m’y rendre sans prendre un anxiolytique avant (car ça signifiait sortir pour aller en centre-ville, me retrouver au milieu de gens inconnus, et aussi devoir participer, car nous devions parler à tour de rôle… Un cauchemar pour celle que j’étais alors). Par la suite je ne prenais plus que la moitié d’un cachet. Puis zéro. (J’ai donc suivi un traitement de Septembre à fin Janvier)

      Le fait est que durant le traitement, j’arrivais à vivre « normalement » et je pense que cela m’a aidé à gagner en confiance, à avoir une perception des choses plus réelles. Je me souviens que je me lançais aussi régulièrement des défis qui peuvent paraître anodins mais qui, à l’époque, me demandaient beaucoup d’efforts : aller à la pharmacie ou aller acheter du pain toute seule, me rendre à pied chez une amie, etc Et petit à petit, à force d’efforts ça a payé… Les cachets sont une aide, mais il y a aussi une part de travail à faire sur soi. Et surtout, ne jamais rien lâcher. On s’en sort, c’est promis !

      Je te souhaite bon courage, et si tu as besoin d’en parler, n’hésite pas ;)

      • Anna dit :

        Merci beaucoup pour ton retour d’expérience. Cela m’aide de savoir comment on peut s’en sortir. Sachant que c’est quelque chose qui pourrit la vie et qui semble un peu insurmontable par moment. Le tout c’est de s’accrocher et de vivre :)

      • Linaa dit :

        Avec plaisir :) Oui, il ne faut pas en douter, le chemin est peut-être long et difficile, mais on finit par voir la lumière au bout du tunnel ;)
        Sur le moment, c’est vrai qu’on a l’impression que ça ne cessera jamais, mais c’est faux. Tu as tout compris: s’accrocher et vivre, ça doit prendre le dessus sur la peur :)

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